Arnold (Jean-Godefroi)

Compositeur agréable et virtuose sur le violoncelle, naquit le 1er février 1773, à Niedernhall, près d’Oehringen, où son père était encore maître d’école en 1810. Après avoir terminé ses études élémentaires, Arnold se livra exclusivement à la musique, au piano et surtout au violoncelle, pour lequel il avait un goût passionné. Dès l’âge de dix ans, il causait déjà l’étonnement de ceux qui l’entendaient joeur de ce dernier instrument ; mais il y avait si peu de moyens de développer ses dispositions naturelles dans le lien qu’il habitait, que son père se décida à l’envoyer, en 1785, à Lüngelsau pour y prendre des leçons du musicien de la ville. Ce musicien était un homme dur qui soumit le jeune Arnold à une discipline si sévère, que sa santé en fut altérée, et qu’il ne se rétablit jamais parfaitement. Au mois de mars 1790, il entra chez son oncle Frédéric Adam Arnold, musicien de la cour à Wertheim. Là, il eut occasion d’entendre souvent de bonne musique exécutée par un orchestre choisi, et son talent sur le violoncelle y prit de nouveaux développements. Pour compléter son éducation musicale, il prit des leçons d’harmonie et de composition d’un habile chanteur et organiste nommé Frankenstein. Ses progrès furent rapides, et il fut bientôt en état des concertos de violoncelle qui eurent beaucoup de succès, non-seulement à Wertheim, mais dans toutes les villes où il se fit entendre dans le cours de ses voyages. Au mois d’avril 1795, il se rendit en Suisse pour y donner des concerts ; mais à cette époque la guerre désolait ce pays, et Arnold ne réussit point dans son entreprise. Le succès d’un second voyage qu’il fit par Wetterstein et Nordlingen ne fut pas meilleur. Mécontent de sa position, Arnold se rendit à Ratisbonne, où fit la connaissance de Willmann, violoncelliste célèbre, dont il reçut des leçons pendant quelques mois. Son talent s’accrut encore dans le voyage qu’il fit en 1798 en diverses parties de l’Allemagne ; mais ce fut surtout à Berlin et à Hambourg qu’il atteignit à la perfection sous plusieurs rapports. L’avantage qu’il eut d’entendre Bernard Romberg pendant près de deux mois le conduisit à réformer quelques défauts qu’il avait remarqués dans son jeu. En 1797, il se rendit à Francfort-sur-le Mein, et y fut attaché à l’orchestre du théâtre. Il se livra alors à l’enseignement, et eut un grand nombre d’élèves pour le piano et le violoncelle. Il arrangea beaucoup d’opéras en quatuors pour le violon ou flûte, composa des concertos pour plusieurs instruments, particulièrement pour la flûte et pour le piano. Pour son instrument, il écrivit aussi beaucoup de solos, duos et trios, dont la plus grande partie fut imprimée à Bonn, à Francfort et à Offenbach. Outre ces compositions, il voulut aussi traiter le genre de la symphonie. Sa première production de cette espèce fut exécutée avec succès : sa mort prématurée l’empêcha de terminer la seconde. Il y avait neuf années qu’il était établi à Francfort lorsqu’il fut attaquée d’une maladie de foie qui le conduisit au tombeau, le 26 juillet 1806, à l’âge de trente-quatre ans. Parmi les compositions d’Arnold qui ont été imprimées, on remarque :
  1° Cinq concertos pour le violoncelle, le premier en ut, le second en sol, le troisième en fa, le quatrième en mi majeur, le cinquième en ré, tous gravés à Offenbach, chez André ;
  2° Une symphonie concertante pour deux flûtes avec orchestre, qui a eu beaucoup de succès, et qui a été gravée à Bonn, chez Simrock ;
  3° Six thèmes avec variations pour deux violoncelles, op. 9, à Bonn ;
  4° Andante varié pour flûte avec deux violons, alto et basse, Mayence, chez Schott ;
  5° Vingt quatre pièces faciles pour guitare, Mayence, Schott ;
  6° Duos faciles pour guitare et flûte, Mayence, Schott ;
  7° Marches et danses, ibid.
Fétis


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